Délégationde l’Isère

Pont-en-Royans : une équipe qui démarre

Paroles du territoire

Mireille Devidal, Annie Mayet et Marie-Jo Romey sont réunies à Pont-en-Royans autour d’un café et d’un gâteau. Gérard Bourguignon, responsable et initiateur du projet, est là mais il doit s’éclipser. Alors qu’elles parlent de leurs premiers contacts, Françoise Arnaud, responsable d’un foyer pour personnes âgées (anciennement la Chaumière devenue la maison Rose-Achard), vient les rejoindre afin d’envisager avec l’antenne du Secours Catholique les nécessaires connexions entre les générations et d’échanger sur les éventuelles collaborations.

Pont-en-Royans : une équipe qui démarre

Annie Mayet : C’est Gérard qui nous a mises en contact parce que au départ il connaissait Mireille et moi. Nous faisons les mêmes activités ensemble. Nous chantons ensemble, nous faisons du yoga ensemble. Avec notre caisse de retraite nous faisons régulièrement des voyages. Gérard nous a contactées lors de l’un de ces voyages.

Mireille Devidal : C’est lui qui nous a dit : « Nous avons le projet de monter une antenne du Secours Catholique à Pont-en-Royans, êtes-vous d’accord pour y participer ? » Il nous a rappelées peut-être huit ou quinze jours après : on était d’accord. Parallèlement Gérard a rencontré la mairie aussi, il fallait avoir l’accord du maire pour avoir une salle. Il a eu un écho favorable.

Annie Mayet : Des personnes ont su qu’elles pouvaient apporter des vêtements, ça a bien pris, les gens ont vidé leur grenier et puis c’est devenu compliqué – nous n’avions pas le local adéquat – mais cela amène des gens ici pour plein d’autres choses. En lien avec Virginie, de la délégation de Grenoble, nous avons effectué [des démarches pour trouver un local adapté]. On a commencé les démarches en septembre et on a pu démarrer en février. On est vraiment gâtés. C’est parti comme ça. Tout nous a souri jusqu’à maintenant !

Françoise Arnaud arrive et parle des résidents : « Il faut arriver à rompre l’isolement. Une personne âgée a tendance à se replier sur elle-même, elle n’a plus envie, elle ne veut pas sortir, il y a toujours quelque chose. Il faut créer une sorte de stimulation. Pour les vacances par exemple, il faut que nous trouvions des solutions, il y en a qui ne partiront jamais, parce qu’ils ne le veulent pas, il faut qu’il y ait une dynamique, une volonté au départ. L’ancienne directrice de soins de Saint-Marcellin nous a proposé d’accueillir trois ou quatre personnes âgées dans son gîte en Ardèche. Elle est à la fois chauffeur, accompagnatrice, guide touristique. Nous avons réussi à obtenir des subventions et c’est ainsi que huit personnes sont parties sur trois séjours. Une des personnes a pu visiter le village de son enfance et par hasard elle y a retrouvé un cousin. C’était des personnes qui n’étaient jamais parties en vacances. Ce gîte est une adresse à connaître : elle peut accueillir une famille !

Virginie Durdan, de l’équipe de Grenoble du Secours Catholique, poursuit : « C’est vrai qu’avec le Secours Catholique c’est peut-être quelque chose que nous pouvons travailler ensemble. Je sais qu’il y a d’autres équipes en Isère par exemple qui proposent de sortir les personnes âgées de leur quotidien, des animations qui leur permettent de sortir un peu de leur solitude…

Françoise Arnaud : Une bénévole voulait intervenir chez les personnes par l’intermédiaire de la lecture. Apparemment à domicile elle n’a pas réussi. En revanche, elle vient au foyer tous les lundis après-midi. Autour du livre elle fait plein de choses, par exemple à Noël elle a fait des pliages de livres pour réaliser des sapins. Autour des recettes de cuisine aussi, elle a sorti des livres de cuisine sur les ravioles, la pogne, les bugnes… Ce qui intéresse beaucoup les personnes, c’est de beaux livres de photos avec de jolis paysages, de belles photos d’animaux, elle est partie de cela et elle a monté un jeu de Memory. Donc cela fait discuter, fait parler, tout ça !

Avez-vous déjà des projets en commun ?

Annie Mayet : Oui, l’atelier du mercredi. Nous aimerions avoir des mercredis après-midi avec des enfants, faire des crêpes et faire venir ce jour-là des personnes âgées résidentes de la Chaumière.

Françoise Arnaud : Le mercredi après-midi, vous pouvez aussi accompagner des enfants au foyer, qu’ils viennent l’après-midi autour de jeux de société par exemple. Je pense que dans une collectivité, ça marche bien, il y en a toujours un ou deux qui adhèrent à l’activité proposée et à partir de cela, nous pouvons créer de la stimulation. Avec le Secours Catholique, nous pouvons faire un tas de choses ensemble !

Interview réalisée par Josyane H.

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