Délégationde l’Isère

Voyage en immersion

Nouvelles de Bolivie !

Dimanche 26 avril, les dix bénévoles et salariés des quatre délégations du Secours Catholique Rhône-Alpes (Ain, Isère, Loire et Rhône) ainsi qu’un bénévole du pôle Amérique latine sont arrivés à La Paz ! Après quelques jours tous ensemble, le groupe s’est scindé en deux. Retour sur les premiers jours d’immersion.

Nouvelles de Bolivie !

publié en mai 2015

Dimanche 26 avril 2015

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Après un accueil très amical des responsables du CIPCA (Centre de recherche et de promotion paysanne) à l’aéroport – dimanche à 6 h 30 du matin ! –, l’équipe a eu une journée pour s’acclimater à l’altitude.

Au programme de ce dimanche : repos, visite sous le soleil de La Paz, dîner avec les partenaires, Pamela Cartagena (qui est venue en 2013 en Rhône-Alpes) et Lorenzo Soliz, directeur du CIPCA.

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La Paz est située 3 300 et 4 000 mètres d’altitude. La ville est implantée dans un grand cirque entouré des cordillères, ce qui en fait un site spectaculaire.

Les Boliviens ne sont pas peu fiers de leur tout nouveau système de transport public en téléphérique, mis en place par les équipes du président Evo Morales. Le téléphérique permet une réduction de temps de transport très importante pour les habitants.

Lundi 27 avril et mardi 28 avril

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Le lundi a été consacrée à une rencontre de lancement du séjour au siège du CIPCA. Lorenzo, directeur du centre, a présenté l’association et Pamela, responsable du département Développement a présenté les action de développement de l’association. Coraly, Fredy et Ximena ont également présenté les actions de plaidoyer de l’association.

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Mardi 28 avril, le groupe s’est scindé en deux : une équipe est partie en direction de l’Amazonie tandis qu’une autre se dirige vers l’Altiplano.

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Le groupe Altiplano

Accompagné de leurs trois guides, Coraly, Eduardo et Roberto, le groupe Altiplano a visité une coopérative de lait et de fromage d’une communauté de l’Altiplano. Le CIPCA a enseigné aux membres de cette communauté la transformation du lait en fromage, ce qui accroît leurs ressources. Le groupe a pu rencontrer le président et le vice-président de cette coopérative.

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Le groupe a ensuite découvert la ferme de Walter, fermier qui ne « s’arrête pas de bouger ! » Walter teste la résistance et la pousse de plusieurs plantes : maïs, oignons, betteraves, salade, tomates…, qui ont des difficultés à pousser à 4 000 mètres d’altitude. Le défi est, entre autres, de contrecarrer la malnutrition. Nous le découvrons ici dans cette serre.

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Puis le groupe Altiplano a découvert le « Truculent Bio » : ce fertilisant très utile et efficace est fait avec un peu de sucre, de bouse de vache d’eau, et aussi avec beaucoup d’amour et de patience !

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Le groupe a également rencontré Teresa, entrepreneuse incroyable qui a présenté son étable. Avant sa construction, les vaches étaient laissées dans le froid et la production de lait était difficile. Mais maintenant, la production a doublé. Teresa ne s’arrête pas là : brebis, alfalfa, orge, fromage, yaourt… plus rien ne l’arrête !

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La communauté a ensuite préparé le repas pour tout le groupe, avant que celui-ci aille visiter un temple datant de 1 500 environ avant J-C.

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Mercredi 29 et jeudi 30 avril
Arrivée dans la région du Salar, ce grand désert de sel, au sud de la Bolivie.

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La plus grande problématique de cette région est l´eau. Ici, une femme transportant de la quinoa, une des rares plantes pouvant poussé, c´est une bénédiction qui, malheureusement, a un prix...

Utilisée de manière intensive, la quinoa épuise les sols. Ci-contre un exemple cruel, plus rien ne poussera plus désormais.

Un espoir pourtant : les cultures complémentaires.

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Ci-contre un champ test du CIPCA : un mélange de fèves et de quinoa. Un témoignage a coupé le souffle : Don Crispin, éleveur de lamas. Son avenir est menacé par le développement de la quinoa qui réduit la nourriture de ses bêtes…

Vendredi 1er mai

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Changement de décor pour le groupe : la région de Potosí, entre Cordillère et Amazonie. Le premier mai, on fête les travailleurs en Bolivie.

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Le groupe a été reçu de manière… inoubliable ! L´eau est également un problème pour les agriculteurs dans cette région.

Vendredi 2 mai

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Visite d´une serre bénéficiant d’une retenue d’eau. Une serre test du CIPCA. La communauté accompagne le groupe tout le long de la visite.

Dimanche 3 mai

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Arrivée dans le Chaco bolivien et premier accueil dans une communauté Guarani qui s’est échappée du joug d’un propriétaire terrain.

Ci-dessus des femmes qui gèrent à tour de rôle un élevage de chèvres.

Le groupe Amazonie

Mardi 28 avril

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Vol tranquille de La Paz pour Cobija. Nous survolons la forêt amazonienne. Cobija est à l’extrême nord-ouest du pays, point frontière avec le Pérou et le Brésil, chef-lieu du département du Pando.

Accueil par le bureau du Pando du CIPCA, qui nous présente son activité et en particulier les modèles d’agro-foresterie que nous allons voir les prochains jours. Le CIPCA Pando travaille avec 103 communautés.

Sur la photo : Freddy, Jose-Luis, Claire, Roberto, Marie, Pierre, Georges et Marcelle.

Mercredi 29 avril

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Après une bonne nuit dans un hôtel très sympa (bungalows), visite de deux communautés villageoises.

San Antonio Cette communauté de 40 familles vit surtout de la récolte des noix du Brésil. Avec le CIPCA, ils développent une évolution vers un modèle de "gestion intégrale de la forêt" :

• Diversification des cultures de sous-bois, avec notamment du cacao, pour fournir des ressources toute l’année et pas seulement à la période de la récolte des noix du Brésil de janvier à avril.

• Valorisation des produits : un groupe de 17 femmes du village fabrique à partir des noix des gâteaux grâce à un four qui a été fourni par le CIPCA. Elles commercialisent ces gâteaux dans la communauté et alentours.

Nous goûtons les délicieux gâteaux de plusieurs types préparés par Mathilde.

Rencontre avec la Communauté Palestina

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Communauté de 17 familles où nous sommes accueillis par René et Marie-Luz. Là aussi projet de « gestion intégrale de la forêt ». Nous visitons deux parcelles agricoles dans la forêt : plantation conjointe de bananiers, cacao, pacay, orangers.

Cette diversification des cultures permet : • D’avoir un revenu (bananes) le temps que le cacao vienne à maturité. Mais les bananiers ne durent que 3-4 ans.

• De faire pousser un couvert végétal (pacay) permettant des conditions optimales d’ombre et d’humidité pour le cacao

• D’avoir des feuilles larges qui tomberont sur le sol et l’amenderont au moment propice pour le cacao.

Jeudi 30 avril

Longue route de Puerto Rico à Riberalta avec un arrêt à la communauté de Miraflores. Mauvaises pistes au début, très bonnes ensuite. Deux traversées en bac d’affluents de l’Amazonie (rio Madre de Dios à Sena et Beni à Las Piedras).

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A Miraflores, nous avons la chance d’être accueillis un jour d’assemblée mensuelle de la communauté. Nous rencontrons Mario qui a développé la culture du cacao grâce à l’aide du CIPCA et du financement du Secours Catholique et a obtenu le 15e prix international au salon de Paris du chocolat ! Il nous explique combien cette aide lui a permis d’améliorer les conditions de sa famille, à son fils de poursuivre ses études à l’université. Il compte sur nous pour continuer notre aide : il dit qu’il y a eu des avancées, mais que beaucoup reste à faire pour lutter contre la pauvreté

Vendredi 1er mai

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Le matin Juliana nous fait visiter l’atelier chocolat de l’APARAB. L’APARAB est une association de producteurs de cacao soutenue par le CIPCA. Dans cet atelier, des personnes trient les graines de cacao et achèvent de les sécher. Une petite partie est transformée en pâte de cacao. La priorité est d’assurer une très bonne qualité. Deux difficultés : assurer un bon séchage homogène avec l’humidité des tropiques. Trouver des machines adaptées à la fabrication de la pâte de cacao.

L’après-midi, nous allons sur le site de Chachuela Esperanza où l’Etat bolivien projette de construire un grand barrage hydro-électrique sur le fleuve Beni (300m3/s). Le site a la particularité d’avoir de la roche, c’est pourquoi il y a des rapides sur le fleuve à cet endroit et on ne peut pas le remonter en bateau (pas de roche partout où nous sommes allées jus...

Samedi 2 mai

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Trois sauts de puce en avion : Riberalta – Trinidad – Cochabamba – Santa Cruz. Accueil à Santa Cruz par Eufronio, Gizel, Oscar, Jerry, Vidal et Vanessa du bureau de Santa Cruz. Joie de retrouver Eufronio qui était venu en Rhône-Alpes l’an dernier, et qui ne reste pas avec nous car il va suivre l’autre groupe. Longue route pour Asencion de Guarayos où nous passons la nuit.

Dimanche 3 mai

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Visite De la communauté de Villa Fatima à une heure de Guarayos : pisciculture et système agro-forestier. C’est une communauté créée par des « migrants » en provenance de la région du lac Titicaca. Le choix de la pisciculture permet d’éviter les conflits pour la terre avec les indigènes guarayos (besoin de moins de surface). Le CIPCA a imposé que le projet pisciculture comprenne au moins 50% de femmes pour le soutenir. Petit atelier de préparation de granulés pour les poissons à partir de végétaux de la communauté ou achetés. Juan et Leona nous font visiter leur parcelle de 3ha avec des cultures très diversifiées : ananas, café, cacao, agrumes, cannelle, yuca, carambole, mangues, et des arbres pour le bois (cerebo),… . Et aussi des ruches avec des petites abeilles locales (« les demoiselles ») qui produisent à l’époque de la floraison jusqu’à 15kg à 20kg de miel par semaine. Le miel est aussi utilisé comme beaucoup de plantes pour ses vertus médicinales.

Le soir, nous prenons la route pour Trinidad où nous accueillent Fatima, Aly et Marcelo.

Lundi 4 mai

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Le groupe n’est pas allé à la rencontre de la communauté San Miguel de Apere, il faudrait faire 5 km à pied car la piste inondée. Mais ses représentants sont venus les rencontrer et c’était un très bel échange.

>> Pour connaître les actualités des participants au voyage en Bolivie, suivez-nous tous les jours sur Facebook ou régulièrement sur notre site web de délégation : isere.secours-catholique.org

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