Délégationde l’Isère

Deux journées au parc

Témoignage de bénévoles

« Chaque bénévole représente une véritable chance pour le Secours Catholique », disait Véronique Fayet, présidente du Secours Catholique-Caritas France. Être bénévole c’est jouer un rôle essentiel, dans un monde à la recherche de sens où il devient urgent de retrouver « le goût de l’autre ». C’est en effet ce que nous montrent Guillemette, Hortense et Mylène, bénévoles à Grenoble pour des actions auprès de familles roms. Elles nous font partager leur formidable expérience lors de sorties au parc cet été.

© Christophe Hargoues / Secours Catholique

publié en septembre 2016

« Fin juillet : il fait beau, les enfant s’ennuient, nous leur proposons de profiter de l’opération “L’été au Parc” organisée par la ville de Grenoble au parc Paul-Mistral. Après quelques hésitations, sauf pour Maria, 12 ans, qui est tout de suite partante, trois jeunes nous rejoignent puis un “grand” qui veut nous accompagner. Certains parents sont très inquiets et il nous faut les rassurer : “non on ne les laissera pas seuls, oui on les surveillera bien”. Après quelques formalités pour les autorisations parentales, Lucette a “disparu”, sa maman ne veut plus nous la confier. Des cris, des pleurs, finalement ça s’arrange et nous partons. Au parc il y a beaucoup d’animations mais dommage il est trop tard pour la grimpe aux arbres et les tours à vélo. Il reste les jeux d’eau, bien tentants mais pas suffisamment pour oser y aller. Il y a d’autres activités comme le foot, l’escalade, le petit train. Nous nous faisons prêter des cordes à sauter et des raquettes de ping-pong pour l’après-midi. Nous nous sommes tous bien amusés et les enfants veulent revenir une prochaine fois !

Début août : beaucoup moins d’hésitations cette fois-ci. Mais, au moment de partir la maman de Maria nous dit qu’elle a trop mal à la tête pour venir. Maria pleure, se désespère et obtient finalement l’accord de sa maman qui accepte de nous la confier. Nous partons donc à trois adultes, accompagnés de la grand-mère de Vicento et de douze enfants dont deux bébés de 18 mois. Ils seront pris en charge par les trois jeunes tontons qui nous accompagneront pour l’après-midi.

Nous prenons la direction du parc de la Poya. Deux routes à traverser et déjà nous essayons de retenir les ballons, de calmer les disputes. Les enfants nous guident dans ce parc qu’ils connaissent bien mais où ils ne s’aventurent jamais seuls. L’après-midi peut commencer ! On joue au ballon, au badminton, au frisbee, au Mölkky, on fait de l’escalade, on se mouille la tête à la fontaine, c’est la fête ! Les filles font connaissance avec d’autres, Sacha terriblement bougon ce jour-là s’attache à Mylène et joue avec elle. Soudain, des hurlements… Vicento se fait piquer par une abeille sous le pied. Sa grand-mère lui retire le dard mais ça fait très mal ! Qu’aurions-nous fait si elle n’avait pas été là ? Les garçons essaient de chasser les abeilles avec les raquettes de badminton. Lucette pleure à son tour, elle s‘est sûrement cassé le bras… Un peu d’eau et elle est guérie. Les événements s’enchaînent : on cherche le frisbee qui avait disparu. Les tontons, attentifs, bavardent entre eux et jouent au foot tout en regardant jouer les petites.

Les gâteaux apportés par Hortense pour le goûter rassemblent tout le monde. Notre énergie a des limites, nous avons compté et recompté tout l’après–midi, mais ça ne nous a pas empêchés de bien nous amuser ! Il faisait beau : quel bonheur, c’était trop bien ! Nous avons ramené tous les enfants, qui étaient contents… Et quand revenons-nous ? ».

Guillemette, Hortense et Mylène

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